Pourquoi une société de type consumériste est-elle une société en déséquilibre

de | 16 février 2016
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On verra dans cet article en se basant sur le graphique ci dessus, qui représente l’ensemble des besoins humains reliés à la façon de les obtenir, que si une société consumériste est forcément en déséquilibre, elle ne favorise ni les rapports humains ni les meilleurs moyens d’obtenir des ressources (argent, bien matériels, etc).

Mais avant quelques généralités :

  • L’obtention des besoins primaires contribue au bien être
  • La pondération du désir d’obtention (ou non) de chaque besoin dépend de la personne, des facteurs sociaux et environnementaux
  • Les moyens d’obtenir un besoin (via parcours fléché noir) et la manière de l’obtenir (parcours fléché gris en pointillé) dépendent de la personne, des facteurs sociaux et environnementaux
  • L’obtention dépend des compétences de la personne et de la disponibilité d’une manière d’obtention en adéquation avec ces mêmes compétences
  • La disponibilité d’une manière d’obtention dépend des facteurs sociaux et environnementaux de la personne
  • Le degré de pénibilité d’une manière d’obtention et son résultat influencent le bien être

 

Du déséquilibre engendrée

On voit déjà sur ce schéma qu’une société consumériste comme la nôtre est forcément en déséquilibre car elle vise à satisfaire de manière trop exagéré l’acquisition de biens matériels. Elle ne favorise pas de manière équitable les autres besoins primaires. Et on s’imagine facilement que ce n’est jamais bon pour une société d’être en déséquilibre. Par extension la pression sociale et/ou le manque d’infrastructure poussera la majorité des individus d’une telle société à être en déséquilibre dans la satisfaction de ses besoins primaires et une personne en déséquilibre représente un risque pour l’ensemble de la société.

Une personne en manque cherchera donc à combler ce manque par des moyens de substitutions et risque de confondre un moyen avec une fin en soi qu’elle ne peut pas (ou crois ne pas pouvoir) obtenir (agressivité, accumuler de l’argent pour le plaisir de l’accumuler, obtenir du pouvoir pour le plaisir d’avoir du pouvoir, drogue, …). On voit aussi qu’en prenant l’habitude de combler ce manque par un substitut elle tombe dans un cercle vicieux qui lui empêche de combler son véritable manque (la fin en soi qui lui fait défaut), de la même manière qu’une drogue rend dépendant. En d’autres termes, en restant dans une logique de substitution la personne ne change pas sa condition, donc continuera à ressentir un manque, donc utilisera le moyen de substitution qu’elle a l’habitude d’utiliser par notion de facilité … et ainsi de suite.

Donc pour qu’une société tende vers l’équilibre elle devrait avoir des normes et une pression sociale qui vise à tendre vers la satisfaction de l’ensemble des besoins primaire et facilite le moyen de les obtenir. Est-ce le cas actuellement ?

S’il n’est pas condamnable en soi de vouloir acquérir des biens matériels ou de l’argent (chacun fait ce qu’il veut), ce manque d’équilibre risque de mettre de côté les individus qui accordent plus d’importances à d’autres besoins primaires. Dans ce cas leur besoin de reconnaissance sociale risque de se heurter aux normes d’une tel société sans parler qu’une telle société ne va pas favoriser la satisfaction des besoins visées.

Autrement dit, en ne favorisant qu’un seul besoin primaire au détriment des autres on va aussi favoriser un manque de tolérance envers ceux qui attachent plus d’importances aux autres besoins primaires en raison des normes sociales qui vont avoir tendance à dénigrer le reste. Le problème est qu’un manque de tolérance au sein d’une société va favoriser les conflits de type idéologique et la marginalisation de certains. C’est aussi une atteintes aux libertés individuelles.

Donc une société de type consumériste ne peut pas favoriser le bien être de tout un chacun et les relations humaines ne serait-ce qu’en raison de ce déséquilibre. Il en ira de même pour toute société basée sur un trop grand déséquilibre lié aux besoins primaires.

 

De la façon d’acquérir les ressources

Se focaliser sur un seul besoin primaire qui vise à acquérir des ressources n’est pas non plus le meilleur moyen d’obtenir ces ressources justement.

On peut voir sur ce graphique que le meilleur moyen d’obtenir des ressources passe par les réseaux secondaires (flèches grises en pointillés) et non par le lien direct qui relie les besoins primaires aux ressources (dans notre société ce sera communément de trouver un travail rémunéré directement). Pourquoi ?

L’individu occupe une position centrale sur ce graphique, dans un sens c’est relié au fait communément admis que pour s’en sortir il vaut mieux disposer d’un bon réseau de relations. Or on voit sur le graphique que la meilleure manière de rencontrer des individus est de passer par la satisfaction des besoins primaire qui ne sont pas rattachés aux ressources. D’autant plus qu’en passant par la satisfaction de ce type de besoins primaires il y aura plus de chances de rencontrer des individus qui partagent avec nous les mêmes centre d’intérêt. Les relations seront donc plus naturelles et agréables. Plus naturelles et agréables que des relations forcés ou basés sur le profit.

De plus la satisfaction des autres besoins primaires sont susceptibles de nous faire acquérir des ressources (vivre de ce que l’on aime par exemple).

On voit donc qu’en plus de provoquer un déséquilibre au niveau de la société et de l’individu, une société consumériste ne favorise pas non plus le meilleur moyen d’obtenir des ressources. Paradoxale non ?

Bien d’autres choses pourraient être dites à partir de ce graphique, libre à chacun de le faire.

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